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Chapitre XXI



Pour la première fois depuis qu'elle travaillait à Mount Sinaï, Suzanna prit le courage de monter quelques étages pour aller au service des comateux. Et dire qu'elle avait été transférée ici elle aussi, il y a plusieurs mois.
Le service était très calme. D'un calme angoissant. Des mauvais souvenirs surgirent ; notamment une scène de son rêve, où elle se réveillait dans un monde intermédiaire, calme à en mourir.
« N'y pense plus » se dit-elle « C'est fini maintenant ».
Ca l'était réellement depuis plusieurs mois déjà ; et pourtant, elle en restera à jamais traumatisée. Toute scène lui rappelant sa période de sommeil profond lui soulèvera encore et encore son estomac. Il n'y avait rien à faire pour y échapper.
A cet étage, il y avait des dizaines de chambres, toutes identiques. Elle s'arrêta devant une, à peu prêt au milieu du couloir et entra. Elle préférait se trouver « physiquement » auprès des victimes que « spirituellement », les observant dans le couloir derrière la vitre.
La chambre était calme malgré les bips continus de l'électrocardiogramme et de l'électr½ncéphalogramme qui n'indiquaient aucune réaction, aucun stimuli : le tracé était plat. La respiration de la personne était lente, mais régulière. En réalité, seules la perfusion, la canule nasale et les machines la maintenaient en vie en permanence. Sans tout cela, c'était fini.
« Combien de temps va-t-elle rester dans cet état ? Et depuis combien de temps l'est-elle ? »
Suzanna espéra ensuite que sa vie ne soit pas entre les griffes de l'illusionniste...
Quelques minutes plus tard, elle sortit de la chambre. Cela lui avait été difficile de se confronter à la réalité, elle avait eu du mal à se dire qu'elle-même avait été réellement plongée dans cet état, dans un coma dépassé, comme on l'appelait. C'était presque l'état de légumes. Elle était vraiment muraculée.
Alors qu'elle voulut prendre l'ascenseur, un médecin sortit d'une chambre. Elle ne l'avait jamais vu jusqu'à maintenant. Grand, châtain. Elle ne percevait pas bien son visage. A son plus grand étonnement, il s'avança vers elle, avec un léger sourire et la salua :
- On se connaît ? demanda-t-elle interloquée.
- Vous non, mais moi oui. Je suis le médecin qui s'est occupé de vous lorsque vous étiez dans le coma. Un des spécialistes de ce service si on peut le dire, répondit-il d'une douce voix.
Il avait un regard vert, doux et juvénile. Son nez était plutôt court et pointu. Il semblait content de la revoir vu son sourire :
- Alors c'est vous que je dois remercier, déduit-elle.
- Oh, vous savez, je ne fais que mon travail. Vous savez ce que c'est, dit-il humblement.
Ils marchèrent tous les deux vers l'ascenseur, continuèrent de discuter, cherchèrent à chaque fois leur regards respectifs, et quand ils le trouvaient, s'en séparèrent aussitôt, ce qui pouvait être paradoxal :
- C'est étrange, mais c'est la première fois que je vous vois dans cet hôpital, dit-elle.
- C'est vrai, je ne traîne presque pas en bas, moi je m'occupe des comateux, c'est un job assez statique, répondit-il. Mais c'est normal, ça ne fait que dix mois que je suis ici, quatre mois pour vous, vu que vous en avez passé pratiquement six dans le coma.
Arrivés aux portes de l'ascenseur, elle regarda son nom à sa blouse Tanner :
- Encore merci, docteur Tanner, dit-elle.
- Vous pouvez m'appeler Stanley, dit-il.
- Suzanna.
- Oui, je sais. Quand je passais vous voir, je ne nous appelais jamais par votre nom de famille. C'était toujours Suzanna.
Il fit une courte pause et reprit :
- Si vous avez le temps, vous pouvez me voir, pour vous confier à propos de ce que vous avez enduré, de vos craintes. Il y a peut-être des questions auxquelles je pourrais vous répondre, on ne sait jamais. Ca vous tente ?
- C'est très aimable de votre part. C'est entendu, accepta-t-elle.
- Pas de quoi. Bon, je retourne à mon bureau.
Il repartit à l'opposée du couloir.
Alors qu'elle s'apprêtait à appuyer sur le bouton de l'ascenseur, elle entendit une porte se fermer derrière elle, et quelle ne fut pas sa surprise quand elle s'aperçut que c'était Jeffrey qui sortait d'une chambre. Elle se demanda alors ce qu'il faisait dans les parages.
« Et moi, alors ? » pensa-t-elle. En effet, il risquait de lui retourner la question. Toutefois, elle pouvait le lui demander indirectement, sauf que c'est lui qui l'interpella le premier :
- Tiens, vous revenez aux sources ? demanda-t-il ironiquement.
- Oui, je voulais me confronter à cette dure réalité. J'en reste bouleversée, répondit-elle.
- J'imagine, oui.
C'est là qu'elle en vint au fait :
- Vous ne devriez pas être en bas ?
- Non, du moins pas pour le moment, dit-il. Je dois faire une petite surveillance du service, depuis qu'un médecin fou empoisonnait petit à petit les comateux à St Luke. Vous ne vous en souvenez pas ? Ah non, c'est vrai, vous étiez dans le coma. Sachez que, faute de preuves, il a été relâché. Le salopard...pourtant on a retrouvé des traces de thallium dans le corps des gens. Vous savez ce que fait le thallium ?
- Oui, bien sûr. Il cause l'atrophie des muscles quand il est administré dans le corps humain. En trop grande quantité, il tue ses muscles ainsi que le cerveau, ce qui au final, tue la personne.
- Tout à fait ; et maintenant, on a aucune nouvelle de ce médecin. D'ailleurs, son nom m'est complètement passé au-dessus de la tête.
Suzanna n'avait pas du tout été informé à propos de ces empoisonnements consécutifs. Elle appuya sur le bouton de l'ascenseur et en guise d'au revoir, elle dit :
- Bon, eh bien je redescends.
- Très bien, mais faîtes attention aux patients que vous aurez entre les mains, dit-il comme une mise en garde.
En prenant l'ascenseur, elle ne put s'empêcher de penser qu'il était vraiment redondant dans ses propos.
# Posté le samedi 19 avril 2008 07:21

La suite promise à Laurine : le chapitre 20

La suite promise à Laurine : le chapitre 20
Par contre yen a peut-être qui ont loupé un ou deux épisodes...



Chapitre XX



Un peu plus de trois mois passèrent. Trois mois pendant lesquels Suzanna n'eut plus de message de l'illusionniste sur son ordinateur. Trois mois sans que sa famille ne soit menacée. Trois mois à revoir comme avant Abby rentrer de l'école avec joie.
Mais trois mois sans reproches de Jeffrey Carlson...ça n'existera jamais !
Pendant ces trois mois, Suzanna repensa à sa situation. Son destin n'avait pas alors l'air de la rattraper. Il ne se manifestait plus. Comme si tout cela n'avait été que le fruit de son imagination. Peut-être l'était-ce vraiment ? Peut-être que le traumatisme de son coma, tellement grand, l'avait fait imaginer toute une histoire pour se sortir d'une certaine peur, celle de ne plus être la même personne, celle de perdre de sa mémoire tout un tas de souvenirs qui lui sont très chers ?
Mais alors, tous ces accidents, toutes ces fois où elle avait failli mourir ? Peut-être que simplement, elle était malchanceuse, et qu'elle avait été dans une mauvaise passe ? Que maintenant c'était fini et qu'elle allait de nouveau vivre sa vie comme elle l'avait toujours espéré ?
Tout cela était bien obscure...elle ne savait plus ce qui avait été vrai, et ce qui avait été faux. Peut-être que, tout simplement, l'illusionniste avait abandonné...
Assise sur le sofa du salon, elle essayait de repenser aux personnages de son rêve ; le visage de Terry lui échappait ; la vieille dame schizophrène n'était plus qu'un souvenir ; quant à l'illusionniste, il ne lui restait que son regard, glacial et effrayant. Un regard qu'elle aimerait beaucoup oublier.
Yann s'assît près d'elle et posa sa tête sur son épaule :
- T'es-tu déjà demandé si j'allais m'en sortir après mon accident ? Quand on t'a dit que j'étais dans un coma dépassé et que je risquais soit de mourir, soit de me réveiller en état végétatif ? demanda-t-elle à son époux.
- J'ai toujours eu de l'espoir, ma puce, répondit-il.
- Pourquoi m'as-tu fait confiance au sujet de la menace qui pesait sur moi ?
- Parce que je te fais confiance : pourquoi aurais-tu inventé une histoire comme celle-là ?
- Peut-être n'était-ce que les séquelles de mon séjour dans l'obscurité ?
Il se leva, lança un regard par la fenêtre, et dit :
- Je ne pense pas. Et ces messages sur ton ordinateur ? Ces menaces, tous ces « vous allez mourir », ce n'était pas bidon !
Elle soupira « oui ». Tout pouvait être expliqué, réfuté, à part ça.
Mais tout à coup, elle eût une folle idée, mais hésita avant d'en faire part à Yann. Toutefois, elle dit :
- Il n'y a pas cinquante personnes qui aient mon adresse e-mail. Si ça se trouve c'est quelqu'un qui me déteste qui a fait ça, pour me faire peur ?
- A qui penses-tu ? fit Yann sceptique.
- Ta mère.
Il avait fait un bond sur lui-même ; son regard doux se changea en un regard plein d'étonnement. Une chaleur forte lui monta à la tête, son c½ur s'accéléra. Il était furax : comment pouvait-elle dire ça ? :
- Ecoute, d'accord toi et ma mère ne pouvaient pas vous supporter, dès que vous êtes dans la même pièce, c'est l'enfer à domicile, mais je peux t'assurer qu'elle ne ferait jamais une chose pareille. C'est complètement absurde.
Suzanna se sentit honteuse d'avoir blessé son mari et en même temps déçue de ne pas avoir trouvé le coupable idéal.



# Posté le mercredi 16 avril 2008 04:12

Autre partie de l'enquête : bonne mecture

3e partie de l'enquête :

Chloé est rentrée récupérer des affaires : son sac à dos, son bloc note, son papier dessin pour des croquis, son dictaphone...

Elle quitta son appartement et tombe sur Jimmy Olsen, son petit ami depuis plusieurs mois, qui lui aussi, voulait briller dans le journalisme (pour les fans, Jimmy devient l'ami journaliste de Clark dans les comics Superman !) Elle n'eut pas le temps de lui parler qu'il l'embrassa tendrement :
-Comment vas-tu, beauté ?
-Ca va...écoute, tu avais peut-être autre chose de prévu, mais j'ai mieux : un sujet d'article pour le Daily Planet.
L'appareil photo de son copain pendait à son cou, et cela lui donna une idée :
-Il faut que tu viennes avec moi. Clark a découvert quelque chose d'intéressant et qui fera bonne figure dans le Daily Planet. Nous aurons besoin de bons clichés de ta part, expliqua-t-elle très rapidement.
-Ok, s'il s'agit d'article et de photos, je suis partant. Et en plus tu seras avec moi ! s'exclama Jimmy.
-Il y aura Clark, n'oublie pas. Je t'expliquerai tout ce qu'il y a à savoir dans la voiture.

C'est au bout de quelques dizaines de minutes qu'ils arrivèrent dans la forêt tout près de Crater Lake. Clark n'était pas très enchanté de revoir le jeune homme car il ne pourrait pas utiliser ses pouvoirs à sa guise. Toutefois, il macula son désenchantement par un sourire.
Les trois étudiants s'approchèrent d'un arbre tout en essayant d'élucider le mystère. Sur cet arbre, il y avait une croix blanche de peinte ; c'était ici que la fille avait disparu d'après les dires de Tim. Jimmy s'empressa de prendre des photos, Chloé essaya de trouver le moyen qui aurait pu la faire disparaître, Clark sonda le sol et les arbres avec sa vision à rayon X, discrètement, pour ne pas que Jimmy ait des soupçons :
-Je ne vois pas de cadavres, murmura-t-il à Chloé. Mais je crois qu'il doit y avoir du plomb, ce qui brouille ma vision.
-C'est embettant, on ne va tout de même pas creuser le sol. Ce qu'il faudrait faire, c'est mener une vraie enquête.
Jimmy se faufila parmi les arbres tout en flashant ce qui lui était suspect. Il aperçut un bout de tissu, et du coup appela ses amis :
-Cherchons dans le coin, il doit y avoir quelque chose, dit Clark confiant.
Ce dernier remit sa vision à rayon X, toutefois il ne vit rien, le plomb obstruant la netteté de son pouvoir :
-Jimmy, Clark, vous devriez voir ça ! cria Chloé avec un soupçon de dégoût.
Ils s'approchèrent d'elle : dans le creux d'un arbre, il y avait des lambeaux de chair et de vêtement tout frais...
-Qui a bien pu faire ça ? demanda Jimmy en prenant des photos sous tous les angles.
-Je ne sais pas si un homme est capable d'une telle horreur...répondit la jeune femme.
-On devrait avertir les autorités. Peut-être pourront-ils trouver un indice avec ça, proposa Clark.

Clark était resté seul dans la forêt pour continuer l'enquête seul et tranquillement, pendant que les deux autres étudiants étaient partis avertir le Shérif de leur trouvaille. Le jeune homme pourrait utiliser ses pouvoirs sans problèmes.
Il scannait chaque endroit avec précision, utilisa sa super ouïe pour entendre un quelconque grognement identique à celui que Tim avait entendu le soir du meurtre. Seulement, malgré toutes ses recherches, il ne trouvait rien.
Cependant, il trouva du sang sur l'écorce d'un arbre, et un minuscule morceau de tissu. La disparition avait dû commencer par ici.
En se retournant, il aperçut Tim, qui lui aussi, observait. Il avait l'air d'aller mieux :
-Tim, c'est vous ? fit Clark.
-Oui.C'est ici qu'on a commencé à courir...c'était si impressionnant...
Il se tut un instant puis reprit :
-Alors, l'enquête continue ?
-Lentement, répondit Clark en s'approchant de son interlocuteur (c'est là qu'il se sentit transpirer de nouveau, alors qu'il ne pouvait pas suer) Les policiers de Métropolis ont laissé l'affaire. Pour eux, c'est une simple disparition. Toutefois, ceux de Smallville s'accrochent toujours.
-Une disparition ? Mais vous savez tout comme moi que s'en est pas une !
-Bien sûr.
Tim resta immobile, à tendre l'oreille, écoutant les moindres bruits, comme s'il s'attendait à voir apparaître l'agresseur de sa copine. Clark préféra alors attendre la nuit pour revenir et continuer son enquête.

Le soir venu, Chloé était chez elle sur son ordinateur portable, tandis que Jimmy regardait les clichés qu'il avait pris dans la forêt.
Elle cherchait des informations sur la forêt de Smallville, et ce qu'elle avait trouvé ne plairait pas à Clark, c'était sûr.
Justement, le jeune homme en question entra dans le loft après avoir frappé à la porte. Il s'empressa de demander ce qu'ils avaient trouvé tous les deux :
-Mes photos sont bonnes, mais ce ne sont que des détails, je crois que j'ai une vocation, se venta Jimmy en les classant.
-Tu devineras jamais, mais la forêt a appartenu à Luthor Corp où ils ont étudié les animaux après la première pluie de météorites, il y a 17 ans. Ca fait un an et demi qu'ils l'ont abandonné, expliqua Chloé.
Luthor Corp était l'entreprise familiale de Lex Luthor, son ennemi milliardaire, depuis qu'il lui mentait et surtout, depuis qu'il s'était fiancé avec Lana Lang, son amour de toujours :
-Tu sais pourquoi ils l'ont abandonné ? demanda Clark.
-Non, mais quelque chose me dit qu'il a dut se passer quelque chose d'étrange là-bas...
Clark réfléchit et se fit des hypothèses...Luthor Corp avait pu transformer des bêtes sauvages ou les étudier à « leur façon »...il devrait donc aller voir Lex s'il voulait des explications.
Il repensa ensuite à Tim. Il fallait qu'il en parler, mais discrètement :
-Quand j'étais dans la forêt, Tim est passé. On a bavardé un peu...
Il tourna son regard vers Jimmy qui n'écoutait pas du tout :
-J'ai utilisé ma vision à rayon X, reprit-il à voix basse. Devine quoi ! le corps de Tim est rempli de kryptonite ! (la pierre verdâtre venant de la planète d'origine de Clark, et qui lui est très mortelle : elle réagit à la présence du métabolisme des aliens de Krypton)
-De la kryptonite ! s'exclama la jeune femme. Je devrais faire des recherches sur ce Tim.
-Moi, je vais aller voir Lex...
Avant qu'il ne parte, elle conseilla :
-Fais attention à Tim, je comprends pourquoi tu transpirais en étant à côté de lui.

Lex s'apprêtait à ouvrir son ordinateur « secret » portable lorsque Clark passa la porte de son bureau, le regard de nouvelle fois rempli de colère. Tous deux s'abstinrent de salutations :
-Je croyais t'avoir dit que tu n'étais pas...
-Le bienvenu, je sais, coupa Clark. Mais je dois te parler à propos de la forêt de Smallville.
-D'accord, il faut que je m'attende à des accusations alors je t'écoute, déduisit Lex.
Il croisa les bras et fixa le jeune homme, essayant de le déstabiliser :
-Il se passe des phénomènes étranges. Une fille a été retrouvée en morceaux. Et Chloé a découvert que cette forêt appartenait à Luthor Corp. Que faisais-tu là-bas ?
Lex sourît d'un air narquois :
-Tu as bien dit « appartenu » donc ce n'est plus de mon ressort, riposta-t-il.
-Si, ça l'est. Que faisait ton équipe de recherche ?
-Des études. On s'est vite rendu compte que les plantes mutaient en contact de la météorite verte. Alors on s'est dit que l'on pouvait extraire ce gène et l'intégrer dans d'autres plantes plus domestiques. Mais ça s'est arrêté là, et les plantes ne sont pas devenues géantes et carnivores, loin de là.
Clark, malgré la réponse claire, avait des doutes sur le sujet. Il était habitué aux mensonges de Lex. Et étudier les plantes n'était pas du tout son genre :
-Si je découvre des choses t'impliquant...
-Qu'es-ce que tu me feras ? coupa Lex. Un procès ? Non, tu es trop petit pour ça. Au revoir, Clark.
Les agents de sécurité le récupèrent pour le ramener au hall d'entrée. Lex souffla un bon coup. Heureusement que son père lui avait appris à avoir du répondant.



4e partie :

Clark fit un saut chez Chloé juste après sa visite chez Lex. Jimmy était parti, trop fatigué, mais la jeune femme veillait toujours, installée sur son ordinateur. Il lui arrivait de ne pas dormir pour mener à bien ses recherches, et surtout, pour ne pas à les reprendre le lendemain.
Là, elle venait tout juste de terminer ses recherches sur Tim Scans.
Clark lui raconta d'abord ce qui s'était passé au manoir, et il lui fit part de ses soupçons. Le milliardaire avait quelque chose à voir avec cette affaire, même si ce dernier niait l'évidence :
-J'ai mieux encore, dit Chloé. J'ai commencé par faire une recherche sur les disparus de Smallville, en ciblant la forêt. Et devine quoi, Mélinda McRobert n'est pas la seule à avoir disparu dans d'étranges conditions. Les disparitions ont commencé deux ans et demi après la première pluie de météorite il y dix sept ans. Les victimes ne sont que des femmes âgées de dix huit à vingt deux ans exclusivement.
Elle montra les portraits de toutes les jeunes femmes de Smallville, des étudiantes principalement :
-Un accroc des nanas jeunes et belles ? ironisa Clark.
-Il y a encore mieux. Je me suis ensuite renseignée sur ce Tim. C'est extrêmement bizarre, tu vas voir. Figure-toi qu'il a connu toutes ces femmes, et qu'il est sorti avec nos disparues :
-Depuis dix sept ans ? s'étonna Clark. Cette première pluie date un peu, tu ne crois pas ?
-Hon-Hon, il n'a pas vieilli du tout. Il aurait presque quarante ans maintenant, les fait-il ? Ca je ne le crois pas.
-Donc il séduirait des jeunes filles et les emmènerait dans la forêt pour les tuer ? Dans quel but ?
-Ca je l'ignore et c'est à nous de le découvrir.
Des tas de questions passaient et repassaient dans la tête de Clark, sur ce Tim, la forêt, et Lex. Les trois devaient avoir un rapport, c'était certain. Mais d'abord, pour en être sûr, il fallait trouver Tim :
-Je n'ai pas trouvé d'adresse à son nom, dit Chloé ennuyée. Il est inconnu au bataillon.
Le jeune homme réfléchît un instant à la façon de le retrouver :
-Toutes les disparitions se sont déroulées de nuit ? demanda-t-il.
Chloé tapa quelques mots clés pour ainsi avoir une réponse « oui » :
-J'ai une idée, reprit-il, si on y allait, et qu'on tentait de refaire la scène ?
-Maintenant ? s'étonna la jeune femme en grimaçant.
-Oui. Faut pas t'en faire, tu seras protégée.
-Très bien, ça m'empêchera de m'endormir, et avec un peu de chance, on découvrira quelque chose ...

Peu avant minuit, Clark et Chloé arrivèrent rapidement à la forêt de Smallville. Cette nuit là, il y avait peu de nuages, et donc, la lune éclairait de ses doux rayons, les feuilles multicolores des arbres. Le jeune homme connaissait le chemin menant à la clairière, alors il proposa de refaire le parcours qu'avaient fait Tim et Mélinda quelques jours auparavant.
Alors qu'ils ne s'y attendaient pas, ils croisèrent Jimmy, du côté de la clairière et de Crater Lake. Chloé était bien étonnée de le voir ici :
-Je ne trouvais pas le sommeil, alors je me suis dit que je trouverai peut-être des indices de nuit, dit-il.
Ca embettait Clark ; non pas parce qu'il n'aimait pas le petit ami de Chloé, mais parce qu'il ne pourrait pas utiliser à sa guise ses super pouvoirs.
C'est alors qu'ils parlaient qu'un grondement se fit entendre, puis se répéta. Clark utilisa sa super ouïe, et de ce fait, se rendit compte que le son émis se situait à environ trois cent mètres derrière eux :
-C'est ça, c'est ça ! s'écria Jimmy en tenant fermement son appareil photo.
Les oiseaux de nuit fuyaient plus loi, et les arbres tremblaient. Clark utilisa sa vision X pour essayer de voir la chose en question...mais rien, elle était peut-être sous terre, et le plomb n'arrangeait pas les choses :
-Vous devriez vous éloigner, conseilla le jeune homme.
-Pas sans toi, dit Jimmy.
Chloé ne voulait pas abandonner Clark, mais elle savait qu'il ne craignait rien. Alors elle usa de bons arguments pour faire éloigner Jimmy, de l'autre côté de la clairière.
-Bonne chance, Clark, dit-elle d'une voix angoissée.
Elle s'éloigna avec son copain jusqu'à ce qu'il ne fut plus possible de l'apercevoir
# Posté le mercredi 30 janvier 2008 08:11

Début de l'enquête :

A propos du « monstre de la forêt », un truc que j'ai écrit il y a un petit moment maintenant. J'avais mis le prologue sur mon blog. A l'origine, c'était censé être un début de quelque chose, mais j'ai tellement trouvé que ça ressemblait à un scénario de la série Smallville que j'ai décidé écrire la suite avec les protagonistes de la série ! C'est Clark en parti qui se charge de l'affaire avec sa meilleure amie Chloé...donc j'ai pensé que je pouvais mettre l'enquête faite de A à Z pour découvrir qui ou quoi a tué Melinda dans les bois...

[...] Clark dépassait tous les passants à une vitesse tellement élevée qu'ils n'arrivaient même pas à s'en rendre compte. Le jeune homme comptait faire un tour à Crater Lake en passant par la forêt de, histoire de voir autre chose que le bâtiment de Métropolis.
Seulement, il ne put aller très loin, car un périmètre de sécurité bloquait l'accès à la forêt. Les policiers gardaient l'endroit en éloignant les gens, et l'ambulance s'occupait d'un jeune homme, blessé. Clark, intrigué, tenta de passer mais le shérif Morales l'en empêcha (il ne se doutait pas qu'il s'agissait du meurtre de Melinda) :
-C'est pas le moment, monsieur Kent, dit le shérif séchement.
-Que se passe-t-il ?
-Un type nous a appelé, nous criant que sa copine avait disparu dans la forêt. On a envoyé des hommes, mais ils n'ont rien trouvé.
-Je veux lui parler.
-Désolé, monsieur Kent, mais il est encore choqué. Ce n'est pas le moment requis. Mais peut-être tout à l'heure à l'hôpital.

Chloé venait d'imprimer son article sur l'Archet Vert, le nouveau super héros de la ville, qui intriguait tous les habitants. Le titre « L'archet Vert met au tapis un gros escroc »
Ce justicier masqué était connu pour dénicher les voleurs, et faire en sorte que la police les retrouve. Aussi, il était une sorte de Robin des Bois, puisqu'il volait les riches pour donner aux pauvres.
Elle l'accrocha grâce à une punaise à son mur, toute fière, en attendant qu'il soit publié. En se retournant, elle vit Clark, son meilleur ami, se trouvait à sa porte :
-Clark, quelle surprise ! s'exclama-t-elle contente. J'ai bien l'impression que l'archet vert devient meilleur que toi
(elle était bien sûr au courant de ses supers pouvoirs et de ses origines alien)
Clark baissa les yeux, un peu humilié :
-Je plaisantais, ne te sent pas vexé. Tu resteras mon super héro préféré. Alors que me vaut ta visite surprise ?
-Il s'est passé quelque chose d'étrange, dans une forêt, expliqua enfin Clark.
-Je crois que j'en ai pas fini avec les bizarrerie. Vas-y, raconte !
-Je n'en sais pas plus. Tout ce qu'on m'a dit, c'est qu'une jeune femme a disparu dans la forêt et on ne l'a pas retrouvé.
-C'est ça que tu trouves étrange ! s'exclama la jeune fille. Il y a plein de disparition et...
Clark l'interrompit en levant le doigt car le patron de Chloé arrivait vers eux grâce à sa super ouïe :
-Mademoiselle Sullivan, votre article est fait j'espère ? dit-il avec un regard vicieux.
-Oui, il est prêt à entrer dans le journal, répondit-elle.
Elle le lui tendit et le patron le lut silencieusement
-Cet archet vert attire tous les regards. Essayez de changer de sujet un peu, ça devient lassant.
Après l'avoir fixé quelques secondes, il s'en alla aussi vite qu'il était venu. Chloé fait la moue, déçue que son article ne plaise pas plus que ça :
-Ne t'en fais pas, Chloé. Cette disparition étrange fera un bon article. Mais d'abord, suis-moi, rassura Clark.

Il la conduisit aux urgences de Smallville et ils demandèrent aux médecins où se trouvait « le type de la forêt ». Ils se dirigèrent ensuite à sa chambre et entrèrent. Le jeune homme regardait la TV dans sa chambre. Il avait un plâtre à son bras, et une bande entourait sa tête :
-Qui êtes-vous ? demanda-t-il intrigué.
-Des reporters, répondit chloé. On aimerait que vous nous parliez de la fille qui a disparu dans la forêt.
Le patient baissa la tête, l'air grave...Clark murmura à Chloé que la fille en question était sa petite amie...elle se sentit honteuse, tandis que le jeune alien se senti transpiré, pris d'un mal inconnu :
-C'était de nuit, je me promenais avec elle, je comptais lui montrer un endroit unique sous la pleine lune, la clairière. On a entendu un grondement, on s'est enfuit, et elle a disparu sans même que je comprenne, raconta le type.
Chloé notait le tout sur un carnet pour ne pas perdre un détail. Clark analysait tous ses propos essayant de trouver un indice :
-Vous ne me croyez pas, comme ces flics, c'est ça ? fit la victime.
-Si justement. On est habitué à ces phénomènes. Et nous ferons le max pour trouver ce qui lui est arrivée, assura Clark.
-On pourrait avoir votre nom et celui de...votre copine ? demanda Chloé.
-Elle s'appelle Mélinda Mc Robert, et je suis Tim Scans.
La jeune femme sortit une carte de son sac et la tendit vers Tim, en lui disant de l'appeler s'il avait du nouveau ou autre chose à dire.
Les reporters sortirent de la chambre, sceptiques sur ce qui s'était passé. Chloé ne doutait plus de la capacité de Clark à décerner les événements inexpliqués
-On devrait faire un tour dans la forêt, et essayer de faire le même chemin que lui, proposa Clark.
-Tu as raison, il a vraiment du se passer quelque chose. On ne disparaît pas comme ça sans laisser de traces. Surtout que des photos d'elle sont placardées dans tout Smallville.
Ils débouchèrent ensuite dehors et se séparèrent. Chloé irait récupérer des affaires, et Clark ferait un tour dans la forêt, histoire d'en faire le tour et trouver la clairière en super vitesse.
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# Posté le mercredi 16 janvier 2008 08:14

suite

Suite : la fille aux fausses prémonitions

Ah ah, et oui, c'est du sérieux, j'aimerai bien que ça aboutisse quelque part...
J'ai pensé que la fille donc, enquête avec son ex patron et un autre type de l'unité de la police en qui il et elle a confiance. Lentement, ils vont remontés à un bâtiment scientifique qui travaille sur la génétique, les changements de génomes...pendant que la police fait tout son possible pour retrouver les fugitifs...la fille découvrira un dossier à son nom dans le bâtiment scientifique et avant que la police ne leur tombe dessus, le gardera pour l'étudier...jusqu'à trouver qu'on a transformer son code génétique. Mais en quoi ?? elle ne le sait pas.
En y retournant pour avoir des réponses à ses questions, elle se fait avoir par la police et commence donc un long et douloureux interrogatoire ( on ne va pas la tabasser mais faire de la torture morale... ). Son ex patron va faire en sorte de faire comprendre à tout le monde ce qui se passe, mais on ne veut rien entendre...alors, il va faire sortir la fille illégalement.

Et après...je n'aurai plus qu'à trouver autre chose...
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# Posté le samedi 12 janvier 2008 08:34