voici un nouveau passage, qui ne suit pas directement l'article d'avant, bah non, parce que faut que je fasse des modif etc etc, le voici :
Elle quitta le bureau aux étages et descendit rapidement au rez-de-chaussée pour continuer de s'occuper de patients. Elle fit bien car une troupe d'ambulanciers arrivèrent en vitesse, poussant un homme allongé sur une civière. Il était perfusé, son pantalon était déchiré et on pouvait voir une longue auréole bleue indiquant que la victime avait une vilaine fracture :
- Que se passe-t-il ? demanda la jeune femme.
- Accident de la route. Fracture à la jambe, commotion cérébrale...il est possible qu'il fasse une hémorragie interne, répondit Bryce qui aidait la troupe d'ambulanciers.
Ils se dirigèrent dans une salle spécialisée et mirent le patient immédiatement sur une table. Là, on mit la victime sous perfusion et on l'intuba à cause de problème respiratoire :
- Il perd beaucoup de sang, dit Bryce.
- Il faut s'occuper de l'hémorragie, dit Suzanna.
Deux autres médecins firent éruption, Anna et le chef du service, le docteur Jeffrey Carlson :
- Laissez-nous avec lui, ordonna Jeffrey à Suzanna. Il vaut mieux deux médecins plus que compétents pour s'occuper de lui
Suzanna ne voyait pas où il voulait en venir. Est-ce que ça voulait dire qu'elle n'était pas compétente du tout ? :
- Pas dans ce domaine là, on est tous spécialisé dans quelque chose, vous en l'occurrence, ce n'est pas ça, donc laissez-nous donc, on saura s'en charger, expliqua Jeffrey.
- Eh ! Jamais quelqu'un ne m'a dit ce que je devais faire et ne pas faire, ce patient sera au bout du rouleau si on ne lui fait pas les soins requis.
- Je suis votre supérieur alors faîtes ce que je vous ai dit tout de suite.
Bryce, tout en pressant le ballon, lui fit un signe de tête, afin de lui dire que ça irait et qu'elle ferait mieux de partir. Anna, quant à elle, ne disait rien, même si elle était médecin en chef. Suzanna n'avait pas d'autre choix que de partir :
- Appelez donc sa famille si vous ne savez pas quoi faire, fit Jeffrey.
Après avoir obéit aux ordres, elle observa l'opération derrière la vitre du bloc. On injecte de la Lidocaïne par intraveineuse, on continue de presser le ballon, on ouvre le ventre du patient pour arrêter l'hémorragie interne, la veine cave se déchire, beaucoup de sang s'écoule, les médecins paniquent. Jeffrey arrête le saignement, les mains pleines de sang, Bryce entend l'électrocardiographe qui s'emballe, Anna sort le défibrillateur, charge à trois cent soixante, met les palets sur le corps de l'homme ; le corps se soulève et retombe, sans changements. Suzanna était bouleversée. Non seulement, elle n'aurait pas agi ainsi, mais aussi Jeffrey avait perdu du temps en lui ordonnant de quitter le bloc. Ce serait de sa faute si la victime mourait aujourd'hui. Alors que Sean lui demanda de signer un document, elle entendit la voix de Jeffrey annoncer l'heure du décès. Elle se prit la tête dans les mains :
- Ca va, Suzanna ? demanda Sean.
- Non, pas du tout.
Elle voulut entrer dans le bloc, toutefois elle vit au loin la famille de l'homme, sa femme et sa fille, qui attendait non loin d'ici, assis sur les chaises. Jeffrey fut plus rapide qu'elle, il lui ordonna de leur annoncer le décès :
- Quoi ? Et en plus c'est moi qui me charge du sale boulot ! s'exclama-t-elle.
Il ne l'écouta même pas et marcha d'un pas rapide vers l'accueil :
- Je suis désolée, Suzanna, dit Anna derrière elle.
Elle avait vraiment une tête désolée, mais pourquoi n'avait-elle pas insisté ? :
- Je ne peux rien contre lui, c'est le médecin le plus haut dans la hiérarchie ! argumenta-t-elle.
- Je sais bien, mais de quel droit il se permet de dire ça et de m'empêcher de faire mon boulot, ce n'est pas comme si j'étais sur deux patients à la fois !
- Je sais ce que tu ressens, je suis passée par là moi aussi quand j'étais plus jeune, mais tu dois te plier aux ordres.
- Tu parles, il me traite comme une bonne à rien, bon sang, je n'ai jamais laissé crever mes patients comme il vient de le faire !
Anna haussa les épaules et s'éclipsa à son tour. Bryce remplissait les papiers de décès et il lui indiqua que sa mort était du à une trop grosse perte de sang.
Suzanna se dirigea vers la femme et la fille de la victime. Elle détestait annoncer la mort d'une personne. La femme fit un bon dès qu'elle la vit et s'écria :
- Comment va mon mari ?
- Madame, je suis vraiment désolée, mais il...il n'a pas survécu à ses blessures.
La dame fondit en larmes avec sa fille :
- Pourquoi ? reprit la femme, les larmes coulant le long de ses joues.
- Il a perdu beaucoup trop de sang...la veine cave s'est déchirée, je suis désolée.
Les deux proches se dirigèrent vers le bloc tout en pleurant...
Suzanna savait qu'on ne pouvait pas sauver tout tous les patients, que le monde n'était pas parfait, loin de là, elle-même ne l'était même pas, mais parfois, même si le cas était désespéré, il fallait lutter jusqu'au bout. Elle savait ce que cela signifiait maintenant.
Cela ne l'empêchait pas d'être furieuse après le chef du service
Elle quitta le bureau aux étages et descendit rapidement au rez-de-chaussée pour continuer de s'occuper de patients. Elle fit bien car une troupe d'ambulanciers arrivèrent en vitesse, poussant un homme allongé sur une civière. Il était perfusé, son pantalon était déchiré et on pouvait voir une longue auréole bleue indiquant que la victime avait une vilaine fracture :
- Que se passe-t-il ? demanda la jeune femme.
- Accident de la route. Fracture à la jambe, commotion cérébrale...il est possible qu'il fasse une hémorragie interne, répondit Bryce qui aidait la troupe d'ambulanciers.
Ils se dirigèrent dans une salle spécialisée et mirent le patient immédiatement sur une table. Là, on mit la victime sous perfusion et on l'intuba à cause de problème respiratoire :
- Il perd beaucoup de sang, dit Bryce.
- Il faut s'occuper de l'hémorragie, dit Suzanna.
Deux autres médecins firent éruption, Anna et le chef du service, le docteur Jeffrey Carlson :
- Laissez-nous avec lui, ordonna Jeffrey à Suzanna. Il vaut mieux deux médecins plus que compétents pour s'occuper de lui
Suzanna ne voyait pas où il voulait en venir. Est-ce que ça voulait dire qu'elle n'était pas compétente du tout ? :
- Pas dans ce domaine là, on est tous spécialisé dans quelque chose, vous en l'occurrence, ce n'est pas ça, donc laissez-nous donc, on saura s'en charger, expliqua Jeffrey.
- Eh ! Jamais quelqu'un ne m'a dit ce que je devais faire et ne pas faire, ce patient sera au bout du rouleau si on ne lui fait pas les soins requis.
- Je suis votre supérieur alors faîtes ce que je vous ai dit tout de suite.
Bryce, tout en pressant le ballon, lui fit un signe de tête, afin de lui dire que ça irait et qu'elle ferait mieux de partir. Anna, quant à elle, ne disait rien, même si elle était médecin en chef. Suzanna n'avait pas d'autre choix que de partir :
- Appelez donc sa famille si vous ne savez pas quoi faire, fit Jeffrey.
Après avoir obéit aux ordres, elle observa l'opération derrière la vitre du bloc. On injecte de la Lidocaïne par intraveineuse, on continue de presser le ballon, on ouvre le ventre du patient pour arrêter l'hémorragie interne, la veine cave se déchire, beaucoup de sang s'écoule, les médecins paniquent. Jeffrey arrête le saignement, les mains pleines de sang, Bryce entend l'électrocardiographe qui s'emballe, Anna sort le défibrillateur, charge à trois cent soixante, met les palets sur le corps de l'homme ; le corps se soulève et retombe, sans changements. Suzanna était bouleversée. Non seulement, elle n'aurait pas agi ainsi, mais aussi Jeffrey avait perdu du temps en lui ordonnant de quitter le bloc. Ce serait de sa faute si la victime mourait aujourd'hui. Alors que Sean lui demanda de signer un document, elle entendit la voix de Jeffrey annoncer l'heure du décès. Elle se prit la tête dans les mains :
- Ca va, Suzanna ? demanda Sean.
- Non, pas du tout.
Elle voulut entrer dans le bloc, toutefois elle vit au loin la famille de l'homme, sa femme et sa fille, qui attendait non loin d'ici, assis sur les chaises. Jeffrey fut plus rapide qu'elle, il lui ordonna de leur annoncer le décès :
- Quoi ? Et en plus c'est moi qui me charge du sale boulot ! s'exclama-t-elle.
Il ne l'écouta même pas et marcha d'un pas rapide vers l'accueil :
- Je suis désolée, Suzanna, dit Anna derrière elle.
Elle avait vraiment une tête désolée, mais pourquoi n'avait-elle pas insisté ? :
- Je ne peux rien contre lui, c'est le médecin le plus haut dans la hiérarchie ! argumenta-t-elle.
- Je sais bien, mais de quel droit il se permet de dire ça et de m'empêcher de faire mon boulot, ce n'est pas comme si j'étais sur deux patients à la fois !
- Je sais ce que tu ressens, je suis passée par là moi aussi quand j'étais plus jeune, mais tu dois te plier aux ordres.
- Tu parles, il me traite comme une bonne à rien, bon sang, je n'ai jamais laissé crever mes patients comme il vient de le faire !
Anna haussa les épaules et s'éclipsa à son tour. Bryce remplissait les papiers de décès et il lui indiqua que sa mort était du à une trop grosse perte de sang.
Suzanna se dirigea vers la femme et la fille de la victime. Elle détestait annoncer la mort d'une personne. La femme fit un bon dès qu'elle la vit et s'écria :
- Comment va mon mari ?
- Madame, je suis vraiment désolée, mais il...il n'a pas survécu à ses blessures.
La dame fondit en larmes avec sa fille :
- Pourquoi ? reprit la femme, les larmes coulant le long de ses joues.
- Il a perdu beaucoup trop de sang...la veine cave s'est déchirée, je suis désolée.
Les deux proches se dirigèrent vers le bloc tout en pleurant...
Suzanna savait qu'on ne pouvait pas sauver tout tous les patients, que le monde n'était pas parfait, loin de là, elle-même ne l'était même pas, mais parfois, même si le cas était désespéré, il fallait lutter jusqu'au bout. Elle savait ce que cela signifiait maintenant.
Cela ne l'empêchait pas d'être furieuse après le chef du service