Voici un extrait du chapitre II
[...] Suzanna emmenait avec une collègue (Jeane), un jeune homme victime d'un coup de couteau particulièrement bien placé au rein. D'après ce qui avait été dit par les parents du patient, il se serait battu, et ça aurait mal fini. En effet, son état était critique et il était urgent de s'occuper de lui sur le champ.
Elles arrivèrent en salle d'opération d'urgence où elles s'empressèrent de l'allonger sur le lit d'hôpital, et de le brancher. Elles furent vite rejointes par Bryce et Anna, les meilleurs médecins du complexe. Chacun avait alors sa tache respective, l'un essayant d'arrêter l'hémorragie, l'autre installant la perfusion, Anna vérifiant les dommages du rein. Suzanna se décida à intuber la victime quand cette dernière commença à avoir de sérieux problèmes respiratoires. Elle pressa donc le ballon à vitesse constante.
Les minutes passèrent vite, et Bryce finit les derniers soins, nécessaires au rein. C'est après avoir recousu la plaie que le patient passa dans un état fébrile. La courbe de l'électrocardiogramme s'aplatit et un son continu s'en échappa : il venait de faire un arrêt cardiaque. Jeane se rua sur le défibrillateur. C'est Anna qui s'occupa de la réanimation : elle appliqua le gel sur les palets et les posa sur le torse du jeune homme, enclenchant la décharge à cent cinquante. Toutefois, cela ne suffit pas :
- Montez à deux cent ! ordonna-t-elle.
La deuxième tentative fut la bonne et le trait de l'électrocardiogramme se courba, tandis que des bips continus retentirent. Le pouls se stabilisa, permettant alors à tous les médecins de souffler un bon coup [...]